L’innovation économique
 
 
L’innovation est la force dynamique qui change l’économie en fournissant de nouveaux produits et procédés de production. La diffusion d’innovations améliore la productivité, condition nécessaire pour la croissance d’une économie au-delà des limites imposées par la disponibilité de la main-d’œuvre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'innovation entraîne des conséquences positives pour les entreprises qui les mettent en œuvre. Les entreprises innovantes ont en effet des performances économiques significativement supérieures à celles des entreprises non innovantes. Les écarts de performances entre ces deux types d'entreprises sont maximaux lorsque l'innovation porte à la fois sur les produits et sur les procédés.
L’impact positif de l’innovation sur la croissance économique provient du fait que grâce à la diffusion de nouvelles technologies, l’économie devient plus productive. La productivité est une mesure de l’efficacité de la transformation des facteurs de production ou intrants (le travail, le capital et autres intrants) en la production d’un bien ou d’un service. La mesure la plus commune de la productivité est la « productivité au travail », soit le rapport de la valeur ajoutée au nombre d’heures travaillées ; elle est déterminée par l’intensité d’utilisation du capital, la composition et la qualité de la main-d’œuvre et par la « productivité globale des facteurs » (productivité multifactorielle). La productivité globale des facteurs est le rapport de la valeur ajoutée au volume des deux facteurs capital et travail. Elle est en grande partie déterminée par la difusion des innovations dans l’économie
L’innovation peut prendre trois formes : l’introduction sur le marché d’un produit ou service nouveau ou amélioré ; l’introduction sur le marché ou dans la production pour le marché d’un procédé de production nouveau ou amélioré (y compris une amélioration de l’organisation de l’entreprise ou des activités de marketing) ; une combinaison des deux. Dans le premier cas, l’innovation augmente la productivité par l’augmentation de la quantité et/ou de la qualité des produits mis sur le marché, sans changement de la quantité et de la qualité des intrants. Dans le second cas, le produit ne change pas mais l’innovation de procédé de production réduit la quantité et/ou la qualité des intrants requis, et donc le coût de production. Le troisième cas est la combinaison des deux cas précédents. La production d’un nouveau produit (ou service) utilise d’habitude un nouveau procédé de production

L'innovation et la croissance économique

1  -   L’innovation de produit et innovation de procédé:
L'innovation peut prendre la forme d'un produit ou d'un procédé nouveau. Ainsi, l'apparition du téléphone portable à la fin des années 1980 ou celle de l'aspirateur sans sac, au milieu de cette même décennie, constituent toutes deux des innovations de produit. L'innovation de procédé, elle, introduit un nouveau mode de production ou de commercialisation : le développement du commerce sur Internet, la diffusion de la carte vitale ou la culture hors-sol par exemple.

2 - L'innovation susceptible de favoriser le développement humain :

De nombreuses innovations produisent des effets bénéfiques sur le développement humain: la mise au point d'un vaccin contre des maladies endémiques, la découverte d'une molécule permettant de traiter plus efficacement une maladie invalidante ; un nouveau procédé de diffusion des connaissances, comme la transmission télématique des données, ou de nouveaux procédés d'impression diminuant les coûts d'accès à l'écrit, donc au savoir.

3 -  Comment les innovations technologiques génèrent-elles des gains de productivité ?
L'innovation technologique peut agir sur la productivité en diminuant les besoins en travail nécessaire pour produire une même quantité. Ainsi, en arboriculture, le sécateur pneumatique ou les appareils d'assistance à la cueillette permettent d'augmenter considérablement la productivité horaire en diminuant par ailleurs la pénibilité de la tâche. La même quantité de travail humain permet, dans ces conditions, l'obtention d'une production croissante. La même analyse peut s'appliquer au facteur capital, dont l'innovation peut accroître l'efficacité et la productivité.

4 - l'élévation du développement humain favorise-t-elle l'innovation technologique ?
Certaines composantes du développement humain ont des effets rétroactifs sur la capacité d'innovation. Un meilleur état de santé, un niveau de connaissance plus élevé, une participation citoyenne et sociale plus intense stimulent la créativité, à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif, en dynamisant les capacités innovantes des membres de la société et en favorisant l'adhésion à l'idée même de progrès.

5 -  pourquoi la croissance peut faciliter le financement des projets innovants.
Lorsqu'on analyse la répartition du financement de l'innovation, on constate que près des trois quarts des ressources proviennent des entreprises elles-mêmes, par réinvestissement dans l'innovation des profits des périodes antérieures. Cette capacité dépend donc de manière massive des profits que ces entreprises ont pu tirer de leur activité. Il s'agit en quelque sorte d'un effet « boule de neige » : le dynamisme de la croissance économique fournit à ces entreprises les moyens financiers de la pérennisation de leur fonction innovatrice, ce qui en retour leur garantit la progression de leurs résultats. La croissance économique renforce aussi les recettes de l'État (puisque le produit fiscal est lié au niveau d'activité économique), facilitant le cofinancement privé-public de nombreux projets innovateurs.

6 -  De quelles façons les pouvoirs publics peuvent-ils utiliser leurs ressources pour stimuler l'innovation ?

Selon l'analyse de l'OCDE, les États ont des responsabilités spécifiques à assumer dans la stimulation de l'innovation. C'est en effet en amont des processus productifs que les dépenses publiques dans la recherche et l'enseignement créent les conditions d'apparition de l'innovation. Les projets de recherche fondamentale, souvent très lourds en termes de financement et en partie aléatoires, ne peuvent souvent voir le jour qu'avec le soutien des États, car leur profitabilité à court et moyen terme est trop incertaine pour qu'ils soient pris en charge par le seul secteur privé. De même, l'investissement dans le savoir (développement de nouvelles filières d'études), par les effets positifs qu'il génère pour l'ensemble de la société, justifie également l'intervention de la puissance publique.

 
 
 
 
 
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